Le cahier des charges sert moins à impressionner un prestataire qu'à obliger le commanditaire à trancher ses propres arbitrages avant que le développement ne commence. C'est à ce titre qu'il évite l'essentiel des dépassements.
Le contexte et l'objectif chiffré du site, les publics visés et ce qu'ils viennent y faire, l'arborescence prévue, la liste des gabarits de page, les fonctionnalités attendues classées entre indispensables et souhaitables, les contraintes techniques et d'hébergement, les langues, le calendrier et le budget. L'absence de budget indiqué est une fausse prudence : elle conduit à recevoir des propositions incomparables.
La production des textes, des photographies et des traductions est presque toujours sous-estimée et presque toujours à la charge du client. Elle décale plus de projets que la technique. Le cahier des charges doit dire qui écrit, selon quel calendrier, et ce qui se passe si les contenus n'arrivent pas.
Le document fixe la façon dont la conformité sera vérifiée, le nombre d'allers-retours inclus et le délai de réserve après mise en ligne. Il précise aussi à qui appartiennent le code sur mesure, les visuels et les accès, question qui ne se pose jamais au bon moment si elle n'a pas été écrite au départ.